Langage épicène

Le langage n’est pas neutre
Ecrit ou parlé, le langage fait partie des outils permettant d’accéder à l’égalité entre les femmes et les hommes

Le langage n’est ni neutre ni figé. Il évolue avec le temps, reflétant nos valeurs, nos mœurs et notre organisation sociale en perpétuel changement. La règle du « masculin l’emporte sur le féminin » n’a pas toujours existé et le contexte idéologique dans lequel le masculin universel a été adopté n’est plus d’actualité. Le principe de l’égalité entre les femmes et les hommes est ancré dans la Constitution depuis 1981 et le langage doit le refléter. L’utilisation d’un langage épicène (neutre au niveau des genres) va dans ce sens.

En novembre 2017, lors des assises de l’égalité à Martigny, Pascal Mark Gygax, Directeur de l’équipe de Psycholinguistique et Psychologie Sociale Appliquée de l’Université de Fribourg a démontré l’importance du langage épicène. Voir sa conférence.

L’OCEF et les bureaux de l’égalité encouragent à l’utilisation d’un langage épicène dans la société en général et au sein des administrations. Il existe différents guides pratiques en la matière ; quelques-uns figurent dans les liens ci-contre. L’OCEF a rédigé en 2021 son propre guide intitulé Aide à la rédaction épicène en français. Principes et astuces. Il figure dans les documents ci-contre.

Pour des conseils spécifique à ce sujet, n’hésitez pas à nous contacter à ocef-egalite@admin.vs.ch.

Quatre principes de base

  1. Féminiser ou masculiniser les désignations de personnes
    Ex. Une préfète, un préfet; une demandeuse, un demandeur; une agente, un agent; une juge, un juge; la témoin, le témoin.
  2. En cas de double désignation, adopter l’ordre de présentation féminin puis masculin. L’accord et la reprise se font au plus proche, soit au masculin.
    Ex. La doyenne ou le doyen est libéré d’un certain nombre de périodes d’enseignement qui ne peut excéder, en principe, la moitié d’une charge complète d’enseignement. Il reçoit une indemnité annuelle fixée d’après les normes du département.
  3. Utiliser le point médian, voire le trait d’union, pour les formes contractées destinées à signifier la mixité, et non pas les parenthèses ou la barre oblique.
    Ex. Les président-e-s de tribunal sont chargé-e-s de…
  4. Recourir systématiquement à la désignation “Madame” et renoncer à la désignation “Mademoiselle »
    Ex. Mesdames et Messieurs les contribuables, Mesdames les présidentes, Messieurs les présidents.

Mis à jour le 11 mai 2021